Merlin,
détenteur de la connaissance et
de la sagesse, ami des animaux sauvages,
des plantes et des hommes, décide
de s’en aller, de quitter à
tout jamais le monde des humains. Pourquoi
fait-il cela ?
Plusieurs siècles plus tard, dans
un monde où tout part de travers,
où toutes les vies sont en péril,
Luduennic (Cendrillon) s’enfuit.
Elle parvient à une vallée,
un refuge où l’eau est claire,
où les animaux sauvages et toutes
les plantes vivent dans une harmonie surnaturelle.
Elle rencontre l’Esprit du Lieu,
le fantôme de Merlin, sous la forme
de l’Oiseau-des-rêves, du
Loup-qui-parle et du Démon-moitié-homme-et-moitié-cerf.
Acceptera-t-il de lui communiquer son
savoir pour sauver les humains et le monde
où ils vivent, de lui donner les
graines de vie à planter et à
faire pousser ?
La
mise en scène :
Nous nous sommes inspirés de plusieurs
styles de théâtre traditionnel
japonais (le Nô et le Bunraku principalement)
afin de créer un univers ou acteurs
et marionnettes jouent ensemble dans une
fresque théâtrale et musicale.
Toutes les musiques sont exécutées
sur scène par les acteurs. L’histoire
est tantôt racontée directement
aux spectateurs, tantôt incarnée
par les acteurs et les marionnettes dans
un espace cherchant à être
visuellement efficace tout en restant
simple, comme un point de départ
pour l’imagination des spectateurs
jeunes et moins jeunes.
Chaque scène introduit un nouvel
élément visuel, musical
ou rythmique, dans le style de jeu qui
devient de plus en plus corporel et virtuose
tout en restant au service de l’histoire
et du texte. L’histoire est ainsi
racontée et accomplie à
travers un tressage d’images, de
paroles, d’actions et de musiques
qui se renouvellent sans cesse.
Le
texte :
« L’idée de départ
était de parler d’environnement
aux enfants au moyen d’une forme
artistique aboutie. Je ne saurais dire
comment m’est venue l’idée
d’utiliser la structure dramatique
du Nô que j’affectionne depuis
longtemps, mais cela a tout de suite collé
au projet. Cela est sans doute aussi lié
à un atelier pédagogique
que j’ai mené en Seine Saint
Denis où les élèves
interprétaient des textes fantastiques
qu’ils avaient écrits eux-mêmes.
Dans le Nô, pour faire simplement,
il est question d’un fantôme
qui est possédé par un problème
non résolu que les vivants doivent
résoudre pour le libérer.
J’ai trouvé que c’était
une façon très amusante
de parler d’environnement tout en
sollicitant l’assistance des spectateurs.
Cela m’a également permis
d’écrire en vers libres (car
les esprits ne s’expriment pas comme
nous) afin d’introduire, au-delà
du sens littéral du texte, un jeu
sur sa rythmique et sa musicalité
: il est écrit pour que la parole
puisse glisser vers le chant et la musique,
le silence, qui laissent place à
l’action et à l’image.
»
Patrick Thoraval.
A
l’issue des représentations
les spectateurs reçoivent des semences
issues de l’agriculture biologique
prêtes à être plantées,
issues des fermes et des coopératives
du Réseau Semences Paysannes. De
même que l’univers artistique,
cette partie peut s’intégrer
dans un ensemble pédagogique plus
vaste incluant des ateliers.
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