Le
spectacle trouve sa source dans la poésie
des haïkus. Ceux-ci sont organisés
autour de courts passages de prose poétique
de Basho, poète voyageur, et
de Ryokan, ermite vivant en pleine nature.
Les
Haïkus: enfance et poésie.
Drôles
et inventifs, mystérieux et concrets,
ces petits poèmes vont, l'air
de rien, au coeur de notre rapport au
monde. En un éclair de quelques
syllabes ils saisissent la force d'un
instant de vie, réveillent tous
nos sens d'enfant.
Là
où les adultes ont à réapprendre
à voir, à entendre un
monde qui a cessé de leur parler,
l'enfant est en prise directe avec ses
perceptions, ses émotions. Il
est engagé dans une poétique
du réel, où le sentiment
de vivre est à fleur de peau.
Tout
fait signe, tout fait écho, tout
résonne. Le haïku est un
espace où s'exprime cette vibration
qui réconcilie et relie l'apparence
à la profondeur, le dehors au
dedans, l'anecdote à la poésie.
Un
voyage d'inspiration japonaise
Le
jeu s'inspire de la danse des acteurs
du Kabuki, le nihon buyô,
qui stylise et raconte avec peu de moyens
un univers entier (bataille, marche
sous la neige, pluie torrentielle, chute
des feuilles. Anne-Catherine Chagrot
et Véronique Samakh ont toutes
deux suivi une formation au nihon
buyô avec Maître Fujima
Kanjuro VIII en France et au Japon.
La
scénographie est un dialogue
avec l'art des kakemono (peinture
déroulable), des origami
(techniques de pliage), des éventails.
Elle se déploie sous la forme
de chemins.
Le
costume évoque le kimono à
transformations des acteurs de Kabuki.
La création musicale s'inspire
des percussions japonaises.