Compagnie La Belle Indienne spectacle et rencontre théâtrale pour le jeune public
 
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Le Fiancé Sauvage

Tous publics à partir de 6 ans
Durée : 50 minutes

Le Fiancé Sauvage Création théâtrale compagnie La Belle Indienne
Photos spectacle Le Fiancé Sauvage compagnie théâtre La Belle Indienne
Vidéo spectacle Le Fiancé Sauvage compagnie théâtre La Belle Indienne
Texte :
Librement inspiré d’un conte traditionnel breton recueilli par Luzel et d’un conte russe recueilli par Afanassiev. Adaptation de Patrick Thoraval d’après les travaux de Clarissa Pinkola Estés
Mise en scène :
Patrick Thoraval
Chants, musiques :
traditionnels bretons, irlandais, et improvisations
Interprétation :
Stéphanie Haye, Sébastien Rosès et Patrick Thoraval
Masques :
Claude Dessimond
Costumes :
Stéphanie Haye
Production :
Compagnie La Belle Indienne
Luduennic (c'est-à-dire Cendrillon), épouse un loup sous la contrainte de sa famille. Les époux ne s’entendent pas mais un jour le loup disparaît après être devenu un beau prince. Luduennic part à sa recherche. Pour le retrouver elle subit une série d’épreuves qui la transforment en une femme libre et accomplie.
Nous avons travaillé l’histoire en partant du principe qu’elle est constituée d’une succession de symboles dont l’ensemble est cohérent. Cette cohérence apparaît dans la transformation progressive de la jeune fille en une femme adulte responsable de ses choix. Au cœur de cette transformation, comme dans beaucoup de contes traditionnels, il y a un secret. Ce secret est en relation avec le sens que chacun veut donner à son existence. La mise en scène met les jeunes spectateurs sur un certain nombre de pistes mais ne révèle pas ce secret qui est différent pour chacun. Le thème principal de ce spectacle nous l’avons appelé « L’art de grandir ».
Le thème secondaire a à voir avec l’oralité et la transmission de l’expérience vécue d’une génération à l’autre. Nous pensons que c’est la fonction même du conte que de transmettre l’expérience des aïeux aux plus jeunes, aux néophytes que sont les enfants. Pour cela le spectacle commence par Luduennic âgée se souvenant de son enfance, devenant conteuse... de cette parole émerge peu à peu l’action théâtrale. Pour cette raison nous avons utilisé également la structure du Fiancé Sauvage dans le cadre d’ateliers intergénérationnels baptisés « Les Passeurs de Mémoire ».

La mise en scène
La scénographie est très légère (une chaise, quelques crochets en suspension, une tout petite boîte en bois, un tissu de couleur). Ce sont les acteurs qui, par les passages à vue d’un rôle à l’autre et le développement de l’action redessinent sans cesse l’espace de jeu.
Tous les personnages sont joués par les trois acteurs. Stéphanie Haye est à la fois la conteuse et Luduennic sous tous ses aspects (de Vieille, d’héroïne adolescente, de Sœur et de Rivale) qu’elle joue à visage découvert ; Sébastien Rosès joue le Loup (masqué), le Prince, ainsi que les adjuvants animaux de Luduennic (le Renard et l’Aigle), le flûtiste ; Patrick Thoraval joue le Roi/Père et la Baba Yaga, tous deux masqués, et le Serviteur de scène.
Tous les personnages masqués représentent un aspect moral du monde social ou sauvage :
-Le Loup : l’instinct sauvage et créatif.
-Le Roi/Père : l’autorité et les règles de la société.
-La Baba Yaga : la connaissance qui unit le sauvage au social.
Les masques renforcent l’aspect immuable de ces personnages, permettent d’essentialiser les traits caractéristiques de leur caractère et de montrer qu’ils sont des forces en action plutôt que de véritables personnes. C’est au milieu de ces masques qu’évoluent Luduennic et le Prince. La narration du conte, tout en cédant peu à peu la place principale à l’action théâtrale, perdure jusqu’à la fin et se déplace de Luduennic vers le Prince, avant d’être assumée par le Roi.
Toute la pièce est rythmée par une musique à la flûte traversière et aux percussions, ainsi que par des chansons exécutées par les acteurs dans leur jeu.
La temporalité n’est pas évoquée dans le spectacle comme dans le conte. Les comédiens sont vêtus sans souci d’époque ou de lieu : les costumes sont conçus sur une base en noir et blanc, avec quelques éléments colorés qui ressortent de façon d’autant plus tranchée. Ces costumes se transforment en même temps que les personnages mais de façon très simple et très sobre.
Comme dans tous les contes traditionnels, l’âpreté et parfois la violence du monde sont évoquées. Nous ne l’avons pas évitée mais ne l’avons jamais manifestée de façon directe et crue, toujours au travers d’images scéniques très construites et poétiques. Ces images sont équilibrées par des moments de comédie pure, et d’autres où les spectateurs sont invités à réagir et à intervenir de façon ludique dans le déroulement de l’action. Bien sûr l’histoire se termine bien pour l’héroïne et elle invite les spectateurs à danser avec elle et les autres personnages sur le plateau au moment du mariage final.
L’idée principale de cette mise en scène est de donner un spectacle qui fonctionne sur trois niveaux :
Le premier consiste à laisser apparaître toute la beauté et la profondeur littéraire du conte en respectant son aspect énigmatique.
Le second consiste à représenter les actions qui se cachent derrière les mots, le processus vivant et presque rituel qui sous-tend le conte.
Le troisième c’est de s’abandonner à la joie du spectacle, autant pour ceux qui le jouent que pour ceux qui le regardent.

 

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