Compagnie La Belle Indienne spectacle et rencontre théâtrale pour le jeune public
 
Projet pédagogique compagnie théâtre La Belle Indienne
Atelier type compagnie théâtre La Belle Indienne
Ateliers réalisés compagnie théâtre La Belle Indienne
Ateliers Haïkus compagnie La Belle Indienne
Les intervenants pédagogiques compagnie théâtre La Belle Indienne
 

Compagnie La Belle Indienne, ateliers: transmission, partage et engagement

Compagnie La Belle Indienne théâtre contemporain pour le jeune public
Compagnie La Belle Indienne, ateliers: transmission, partage et engagement
Compagnie La Belle Indienne: recherches, créations et rencontres théâtrales
Compagnie La Belle Indienne précédentes itinérances sur les tréteaux et sur les routes

Haïkus ?
Ces petits poèmes venus du Japon sont drôles et inventifs, mystérieux et concrets. Ils expriment en trois vers l’essentiel, la force d’un instant de vie. Ils parlent traditionnellement des saisons, du passage et du cycle du temps, des métamorphoses de la nature et de la place qu’y tient l’homme.

Quelques haïkus :

 
Printemps
Une fleur tombée
remonte à sa branche !
non c’était un papillon

(Moritake)
Eté
La rivière d’été un pont mais le cheval
passe à travers l’eau

(Shiki)
Automne
Cueillant des champignons
ma voix
devient le vent

(Shiki)
Hiver
Il n’y a plus ni ciel ni terre
rien que la neige
qui tombe sans fin

(Hashin)
1. Présentation de l’atelier :
- Pour qui et avec qui?
Cet atelier s’adresse à des élèves d’école primaire, du CP au CM2 (la non maîtrise de l’écriture n’est pas un problème), avec entre 8 et 15 séances d’1h30 par classe. L’atelier sera mené par Anne-Catherine Chagrot (voir plus loin la présentation de l’intervenant).

- Comment ?
Il s’agit de proposer des outils pédagogiques originaux, pensés en collaboration avec l’enseignant, pour que de jeunes enfants puissent inventer des haïkus.
Quelques principes pédagogiques pour composer des haïkus :
- découvrir l’univers du haïku : découvrir les poèmes et le regard du poète qui perçoit l’insolite du quotidien, la magie de l’instant.
- sensibiliser les enfants au thème choisi (travail autour des saisons) : exploration des saisons et de leurs ressentis intimes.
(Cette sensibilisation sera prolongée en classe par la création de dessins pour exprimer la relation homme/saison, et la lecture d’autres haïkus)
- improvisations théâtrales pour libérer l’inventivité, mettre en jeu le corps (éveil des sensations) et l’imaginaire (lieu du souvenir et de l’invention)
- exercices rythmiques pour aborder la prosodie particulière de ces poèmes
- invention et composition de haïkus à partir d’une image, d’une sensation, d’une improvisation …

Une fois les poèmes créés :
- mise en voix et mise en jeu du poème, travail sur la musicalité et l’interprétation
- notation : inventer une graphie particulière, où l’écriture deviendra dessin, nous nous inspirerons pour cela de la calligraphie et des idéogrammes

Prolongements souhaités de l’atelier
- imprimer un livret avec les haïkus des enfants
- enregistrement des poèmes dits par les enfants

 
 
2. Pourquoi cet atelier ?
Genèse et contexte de l’atelier :
Cet atelier s’inscrit dans la dynamique de la création d’un spectacle jeune public La Ronde de nos Saisons, composé de haïkus (voir le dossier de présentation du spectacle).
Ce serait même la première étape d’élaboration de ce spectacle, dont la création est prévue pour l’automne 2010. Le projet étant de construire la dramaturgie poétique de ce spectacle à partir des poèmes inventés par les élèves.
La matière poétique du spectacle trouvera ainsi sa source dans l’imaginaire et la sensibilité des enfants. J’écrirai ensuite d’autres textes pour tresser ensemble les saisons et les poèmes. Certains seront mis en musique, et chantés.
Cette collaboration avec une classe peut également se poursuivre l’année suivante par une participation aux diverses étapes de répétitions du spectacle (venue des enfants à certaines répétitions, et échange sur la construction du spectacle).

Haïkus et enfance :
Drôles et inventifs, mystérieux et concrets, ces petits poèmes, l’air de rien, vont au cœur de notre rapport au monde. Cette forme poétique est un très bon vecteur pour la sensibilité des jeunes enfants.
Car chaque vers renvoie à une expérience vécue, simple et essentielle, et condense en quelques syllabes la force d’un instant de vie.
Là où les adultes ont à réapprendre à voir avec les yeux d’un enfant, à entendre à nouveau un univers qui a cessé de leur parler, l’enfant lui est en prise directe avec ses perceptions, ses émotions, il est engagé dans une poétique du réel, où le sentiment de vivre est à cœur et à fleur de peau.
Car pour l’enfant tout fait signe, tout fait écho, tout résonne. Le haïku peut être pour lui un espace où s’exprime cette vibration qui relie et réconcilie l’apparence à la profondeur, le dehors au dedans, l’anecdote à la poésie.

 
 
 
« Je suis depuis longtemps persuadé qu’il existe une coïncidence heureuse entre les enfants et la poésie du haïku. Une capacité à vivre intensément le temps présent, une sensibilité neuve, libre des habitudes, des règles et des codes, prête à l’éveil. La limpidité immédiate du haïku, cette poésie si simple et si riche à la fois, s’accorde naturellement à l’enfance.

Un haïku, c’est la chance offerte de tout comprendre, de tout deviner, de tout aimer,
en un éclair de trois vers. »

Henri Brunel,
Sages ou fous les haïkus ?

 
 

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